En Afrique rurale, les filles fréquentent souvent peu l'école fondamentale. Beaucoup de femmes, alors qu'elles portent d'importantes responsabilités familiales, souffrent encore d'analphabétisme, une réalité qui leur cause de nombreuses difficultés au quotidien. Dans bien des foyers, les mères continuent de retenir leurs filles à la maison pour les corvées familiales, notamment la corvée d'eau.
Malgré l'obligation scolaire décrétée par le gouvernement, nous avons été témoins de cette situation dans la région des Savanes, au nord du Togo, dans le canton de Nayéga. Nous avons choisi d'agir, en collaboration avec les autorités locales.
Pendant deux ans, notre action s'est déployée sur plusieurs fronts. Nous avons d'abord renforcé les écoles en finançant l'achat de matériel scolaire et en améliorant la potabilité des puits. Puis nous avons mis en place un service social chargé de rencontrer les familles du canton, afin d'inciter les parents à respecter la loi et à envoyer tous leurs enfants, filles comprises, à l'école.
Les résultats parlent d'eux-mêmes. Les écoles accueillent aujourd'hui environ 3 500 enfants, contre 1 500 avant notre intervention. Plus remarquable encore, la part des filles est passée de 25% à 48% de la fréquentation scolaire, une avancée qui change durablement la vie de ces familles et de tout un canton.
Oui, le Rotary a un impact durable, et rien de ce qui est humain ne lui est étranger.