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Rotary Fleurus-Aéropole, près de cinquante ans d’actions ici et ailleurs

7 novembre 2026 par
André Lorsignol


Il manquait des fauteuils. 

Dans les chambres du home pour personnes âgées de Fleurus, il n'y en avait aucun. Le Rotary Club de Fleurus venait d'être fondé, en 1977, et l'une de ses toutes premières actions a consisté à combler ce vide très concret.

Le geste visait aussi plus loin que les chambres. En offrant ces sièges, les membres voulaient faire comprendre aux gestionnaires communaux que l'attention portée aux besoins des résidents devait être renforcée. Le club en a tiré une ligne de conduite. « Agir, c'est bien. Veiller à éveiller les consciences, c'est mieux et c'est avoir un impact durable. »

Au-delà de Fleurus

Le club a très tôt cherché des alliés. Avec un club londonien, il a lancé les Eye Camps en Inde, où la cataracte prive encore une partie de la population de la vue. Les opérations se sont enchaînées, camp après camp.

D'autres chantiers ont suivi, toujours menés avec d'autres clubs. L'eau potable acheminée à Madagascar. Vingt-six puits et forages creusés à Nayéga, au Togo, où plus de 3000 enfants ont aussi reçu leurs fournitures scolaires. Des maternités-dispensaires équipées en Côte d'Ivoire.

En République démocratique du Congo, le projet Monielo soutient des mamans en situation précaire. Elles cultivent, puis transforment leur récolte en chikwangue qu'elles vendent elles-mêmes. Au Burundi, le projet Haguruka a donné naissance à un centre de référence en médecine physique et réadaptation. Les formations qui l'accompagnent permettent au travail de tenir debout bien après l'inauguration.

Ici, d'abord

Le club garde les yeux rivés sur sa propre région. Le handicap, qu'il soit mental, physique ou social, se trouve au cœur de ses actions. Deux de ses membres ont créé une Fondation d'utilité publique consacrée à ce domaine, ce qui donne au club un levier précieux.

C'est ainsi qu'est né l'Atelier Picasso, dans un centre qui accueille des personnes en situation de handicap. Elles y disposent aujourd'hui d'un grand atelier de peinture et de sculpture. Ailleurs, le club a aidé à rénover des bâtiments, à aménager des plaines de jeux adaptées, à refaire des salles de bains accessibles. Écoles spécialisées, homes résidentiels, centres d'accueil de jour, la règle reste la même. « En cas de besoin, nous répondons présents. »

Les jeunes qui passent par ici

Par les échanges de jeunes du Rotary International, de nombreux Belges sont partis vivre un an à l'étranger. En sens inverse, le club a accueilli des Mexicains, des Argentins, des Sud-Africains, des Américains, des Canadiens. Il participe aussi au RYLA, quelques jours de conférence pensés pour développer le leadership chez les jeunes.

La jeunesse intéresse le club pour une raison simple. C'est son avenir.

Ce que racontent les chiffres

Chaque année, le club verse sa contribution à la Fondation Rotary. Depuis 1977, le total atteint 244.682 dollars, soit près de 5.000 dollars par an. Cet argent revient sous une autre forme, car la Fondation soutient à son tour les projets du club. Au fil des actions, le club a reçu bien plus qu'il n'a donné.

Il était présent dès le lancement des campagnes de vaccination contre la polio. Depuis la fin des années 90, il soutient PolioPlus par des dons et par de nombreuses conférences. L'une des voix les plus écoutées est celle d'un membre qui a lui-même contracté la maladie dans sa jeunesse et qui en raconte les ravages.

Servir d'abord

Le club nourrit une espérance, celle de voir les jeunes qu'il accueille prendre à leur tour au sérieux la devise du Rotary. Servir d'abord.

Près de cinquante ans plus tard, la liste s'est allongée de puits, de maternités et d'ateliers de peinture. Le réflexe, lui, n'a pas bougé depuis les fauteuils. Voir ce qui manque, puis faire en sorte que d'autres le voient aussi.

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